José Hénin : sa fille Justine, c’est sa bataille…

Le père de la tenniswoman a écrit un livre intitulé "Justine, ma fille, ma championne". Il s’y défend d’être un mauvais parent et protège la joueuse belge contre les critiques sur ses performances actuelles.

José Hénin a la réputation d’être un père castrateur. A tel point que sa fille, Justine Hénin, numéro 1 mondiale du tennis féminin, décide en 2002, à ses débuts de championne, de couper les ponts avec le pater familias. Réconcilié depuis, José s’épanche sur le sujet dans un ouvrage préfacé par sa progéniture : Justine, ma fille, ma championne.

Rupture familiale
Au travers d’un récit se voulant poignant, José Hénin évoque tour à tour la mort de sa femme - mère de Justine Hénin - et sa rupture avec sa fille. Justine, adolescente douée mais rebelle, préfère son coach et son petit copain. José écrit : “Clairement, il y en avait un de trop. Ce fut moi. […] J’avais l’impression que, l’air de rien, on m’écartait peu à peu d’elle.” C’en est trop pour le papa-poule. Un jour, il lui lâche : “Si tu t’en vas tu n’es plus mas fille !” Ils ne se reverront plus pendant 7 ans…
José n’est même pas - c’est le cas de la dire - le bienvenu au mariage de Justine : “J’ai appris que tant à la commune qu’à l’église, des gardes du corps avaient le numéro de ma plaque d’immatriculation.”

Les rumeurs d’incestes
Présentés comme un monstre par la presse tabloïd, José est même accusé d’inceste sur sa fille par certaines revues. Il s’accroche néanmoins et tente de renouer le fil. Le grave accident du frère de Justine et son divorce avec Pierre-Yves Hardenne font néanmoins craquer la numéro un mondiale. Elle revient dans le giron familial. Et dans la préface du livre rédigé par son père, elle lâche tout ce qu’elle a sur le coeur : “Mon papounet! C’est comme ça que je t’appelle depuis que nous nous sommes retrouvés. Comme un élan tendre et protecteur d’une fille à qui tu as terriblement manqué.”

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